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Publié au Journal officiel en mai 2026, l’Avenant 11 à la convention nationale des infirmiers libéraux prévoit une évolution progressive de la rémunération et des missions des IDEL.

Après de premières modifications concernant notamment la cotation de certains pansements, deux échéances importantes se profilent : novembre 2026 et janvier 2027.

Revalorisation de l’AMI et de l’AMX, création d’une consultation infirmière, valorisation des soins non programmés, accès direct à certains pansements ou encore prise en charge des enfants diabétiques à l’école : voici les principales mesures à connaître pour adapter sa pratique et sécuriser sa facturation.

Les mesures tarifaires présentées restent, lorsqu’il y a lieu, conditionnées à la modification préalable de la NGAP. La consultation CIA est également soumise à un avis favorable de la Haute Autorité de santé.

Avenant 11 IDEL : À retenir

L’Avenant 11 prévoit plusieurs évolutions majeures pour les IDEL :

Pour éviter les erreurs, chaque nouvelle cotation devra être appliquée uniquement à compter de sa date officielle d’entrée en vigueur, dans le respect des conditions et des règles de cumul prévues par la NGAP.

Avenant 11 IDEL : pourquoi ces nouvelles mesures ?

L’Avenant 11 poursuit plusieurs objectifs :

Les différentes mesures n’entrent pas toutes en vigueur au même moment. Leur application est répartie entre 2026 et 2029, avec plusieurs étapes majeures.

Les changements attendus en novembre 2026 et au 1er janvier 2027 sont parmi les premiers à avoir un impact concret sur la cotation et la facturation des soins infirmiers.

Ce qui change pour les IDEL en novembre 2026

L’AMI et l’AMX revalorisés

Première évolution importante : la valeur des lettres-clés AMI et AMX doit passer de 3,15 € à 3,35 € en métropole.

Dans les départements et régions d’outre-mer ainsi qu’à Mayotte, leur valeur doit atteindre 3,51 €.

Cette hausse de 20 centimes représente la première étape d’une revalorisation globale de 9,5 %. Une seconde augmentation est programmée au 1er novembre 2027.

Concrètement, tous les actes calculés à partir de ces lettres-clés seront concernés. Par exemple, en métropole :

Toutes ces évolutions seront automatiquement intégrées par .

Une nouvelle consultation pour les patients nouvellement traités par insuline

L’Avenant 11 prévoit la création de la CIA, une consultation infirmière destinée aux patients atteints de diabète de type 2 lors de l’instauration initiale d’un traitement par insuline.

Cette consultation pourra être réalisée au cours des six premiers mois suivant le début du traitement.

Son objectif est d’accompagner le patient vers une meilleure autonomie grâce à une prise en charge portant notamment sur :

La CIA sera valorisée à :

Le nombre de consultations sera limité à quatre par patient.

Points de vigilance pour facturer la CIA

La CIA ne pourra pas être facturée dans toutes les prises en charge du diabète. Elle concernera spécifiquement les patients atteints de diabète de type 2 débutant un traitement par insuline.

Elle devra également être réalisée au cours d’une séance dédiée :

Sa mise en œuvre reste soumise à un avis favorable de la Haute Autorité de santé.

Une nouvelle rémunération pour les soins non programmés

L’Avenant 11 renforce également la place des IDEL dans la prise en charge des soins non programmés, après une demande issue de la régulation médicale.

La participation au dispositif restera volontaire. Elle pourra s’inscrire dans le cadre :

Une astreinte rémunérée en période de PDSA

Les IDEL inscrits volontairement sur un tableau de garde pourront assurer des périodes d’astreinte de quatre heures.

Chaque période sera rémunérée 52 €, sur les plages définies par les cahiers des charges territoriaux de la PDSA.

Pour obtenir le règlement, l’infirmier devra transmettre à sa caisse un justificatif attestant de sa participation au dispositif et du nombre de périodes effectuées, selon les modalités qui seront précisées localement.

La création de la majoration MIR

Lorsqu’un IDEL sera sollicité par la régulation de la PDSA ou du SAS pour intervenir au domicile d’un patient, il pourra bénéficier de la nouvelle MIR, ou « Majoration demande Issue de la Régulation ».

Son montant sera fixé à 15 €, en métropole comme dans les DROM.

Lorsque l’infirmier réalise un acte prévu à la NGAP, il pourra facturer :

La MIR sera limitée à 20 facturations par semaine et par infirmier. Elle ne s’appliquera qu’à l’intervention ponctuelle demandée par la régulation. Si une prise en charge régulière se poursuit ensuite, elle ne pourra pas être ajoutée aux soins suivants.

La levée de doute lorsqu’aucun acte n’est réalisé

L’intervention demandée par la régulation ne conduit pas toujours à la réalisation d’un acte technique.

Lorsque l’IDEL se déplace, évalue la situation du patient mais ne réalise aucun autre acte prévu dans la NGAP, il pourra facturer une levée de doute cotée AMI 1,35.

La MIR pourra être ajoutée à cette cotation.

La levée de doute ne sera cumulable qu’avec :

En revanche, elle ne pourra pas être associée à la majoration d’acte unique ni à un autre acte infirmier.

Pour sécuriser cette facturation, il sera essentiel de conserver la preuve de la demande issue de la régulation et de tracer précisément l’intervention réalisée au domicile.

Le dépistage du cancer colorectal mieux valorisé

À partir de novembre 2026, les IDEL pourront également participer davantage au dépistage organisé du cancer colorectal.

La remise d’un kit à un patient éligible sera valorisée par le code RKD, fixé à :

Cette mission concernera les patients âgés de 50 à 74 ans inclus, éligibles au dépistage organisé et ne présentant pas un niveau de risque nécessitant une orientation médicale spécifique.

L’infirmier devra notamment :

Une rémunération complémentaire de 2 € pourra être versée lorsque le test aura effectivement été réalisé, dans les conditions prévues par le dispositif.

Avenant 11 IDEL : ce qui change au 1er janvier 2027

L’accès direct à certains pansements

À compter du 1er janvier 2027, les IDEL pourront facturer en accès direct les pansements de plaies non chirurgicales relevant de la catégorie des pansements courants.

Cela concerne notamment les pansements de :

Ces soins pourront toujours être réalisés sur prescription médicale. L’accès direct constituera donc une possibilité supplémentaire permettant de simplifier le parcours du patient et de reconnaître davantage les compétences propres de l’infirmier.

La cotation prévue est AMI 2,02.

Les limites de l’accès direct

Cette évolution ne signifie pas que tous les pansements pourront être facturés sans prescription.

L’accès direct concernera les plaies non chirurgicales entrant dans le périmètre défini par la NGAP. Les règles suivantes devront notamment être respectées :

La distinction entre une plaie non chirurgicale, une plaie chirurgicale simple et une plaie nécessitant un pansement lourd et complexe restera donc essentielle.

La création d’un bilan infirmier annuel de plaie

Autre nouveauté importante du 1er janvier 2027 : la création d’un bilan infirmier annuel dans le cadre de la prise en charge d’une plaie à risque de complication ou de récidive.

Ce bilan sera valorisé AMI 3,48.

Il pourra être réalisé à l’occasion d’un pansement courant concernant une plaie :

dès lors qu’elle présente un risque de complication ou de récidive.

Ce bilan a pour objectif d’évaluer la situation globale du patient et d’identifier les facteurs susceptibles d’influencer l’évolution de la plaie, comme :

Les conditions de facturation de l’AMI 3,48

Le bilan sera facturable une fois par patient sur une période de douze mois consécutifs.

Plusieurs règles devront être respectées :

Lorsque le pansement sera prescrit, le bilan annuel n’aura pas besoin d’être expressément mentionné sur l’ordonnance. Il pourra également être réalisé dans le cadre de l’accès direct.

Une prise en charge spécifique du diabète de l’enfant scolarisé

L’Avenant 11 prévoit aussi deux actes destinés aux enfants diabétiques de moins de 16 ans, réalisés pendant le temps scolaire ou périscolaire :

Une Majoration Scolaire Diabète, ou MSD, d’un montant de 7 €, est également créée afin de tenir compte des contraintes particulières liées à l’intervention en milieu scolaire.

Ces actes seront exclusivement réservés aux interventions réalisées dans un établissement scolaire ou un centre d’activités périscolaires.

Seuls les frais de déplacement et la majoration MIE pourront leur être associés, dans le respect des règles de la NGAP.

Et après janvier 2027 ?

Le déploiement de l’Avenant 11 IDEL se poursuivra au cours des années 2027 et 2028.

Parmi les évolutions annoncées figurent notamment :

Ces prochaines étapes feront l’objet de conditions, de dates d’application et de règles de facturation spécifiques. Elles devront donc être intégrées progressivement dans les pratiques professionnelles.

Comment préparer sa facturation aux évolutions de l’Avenant 11 ?

Avant chaque échéance, plusieurs vérifications seront indispensables :

  1. Vérifier la date d’entrée en vigueur de chaque mesure.
  2. Consulter les nouveaux libellés de la NGAP.
  3. Identifier les conditions d’éligibilité du patient.
  4. Contrôler les règles de cumul et les incompatibilités.
  5. Conserver les prescriptions et justificatifs nécessaires.
  6. Tracer les bilans, consultations et interventions réalisées.

Une cotation nouvellement créée ne doit pas être utilisée uniquement en fonction de son coefficient ou de son tarif. Son libellé complet, ses conditions d’application et les actes qui peuvent lui être associés doivent toujours être vérifiés.

Avenant 11 IDEL : COFIDOC vous accompagne dans ces évolutions

Les mesures prévues en novembre 2026 et janvier 2027 constituent une nouvelle étape importante pour les infirmiers libéraux. Elles valorisent davantage leurs actes, développent leurs missions et renforcent leur autonomie dans plusieurs parcours de soins.

Elles apportent néanmoins de nouvelles règles de facturation et de traçabilité qu’il faudra appliquer avec précision pour éviter les rejets, les retards de paiement ou les indus.

Chez COFIDOC, nos équipes assurent une veille réglementaire permanente et intègrent les nouvelles cotations dès leur entrée en vigueur. Votre gestionnaire dédiée vérifie vos factures, applique les règles de la NGAP et vous accompagne dans l’évolution de vos pratiques.

Vous consacrez votre temps à vos patients. Nous sécurisons votre facturation.

Vous souhaitez faire le point sur votre facturation ? Contactez COFIDOC au 06.70.82.75.25 ou ici

FAQ sur l’Avenant 11 IDEL

Quelle sera la valeur de l’AMI en novembre 2026 ?

La valeur de l’AMI et de l’AMX doit passer à 3,35 € en métropole et à 3,51 € dans les DROM et à Mayotte. Une seconde revalorisation est prévue en novembre 2027.

Qu’est-ce que la cotation CIA ?

La CIA est une consultation infirmière destinée aux patients atteints de diabète de type 2 lors de l’instauration initiale d’un traitement par insuline. Elle sera valorisée 20 € en métropole et 21 € dans les DROM et à Mayotte.

Quelle cotation appliquer lors d’une intervention demandée par le SAS ?

Lorsqu’un acte infirmier est réalisé, l’acte NGAP correspondant pourra être facturé avec la MIR de 15 €, sous réserve du respect des conditions. Si aucun acte n’est nécessaire, l’IDEL pourra facturer une levée de doute cotée AMI 1,35, à laquelle la MIR pourra également être ajoutée.

Quels pansements seront possibles en accès direct en 2027 ?

À compter du 1er janvier 2027, les pansements courants de plaies non chirurgicales pourront être facturés en accès direct. Les plaies chirurgicales simples et les pansements lourds et complexes ne relèvent pas de cette mesure.

Le pansement peut-il être facturé avec le bilan annuel AMI 3,48 ?

Non. Le bilan infirmier annuel de plaie coté AMI 3,48 inclut la réalisation du pansement. Celui-ci ne peut donc pas être facturé en supplément.

La continuité des soins est l'un des piliers fondamentaux de l'exercice libéral infirmier. Pour permettre aux Infirmiers Diplômés d'État Libéraux (IDEL) de prendre des congés, de se former ou de faire face à des aléas de la vie (maladie, congé maternité), le système de santé autorise le remplacement. Cependant, la gestion administrative et particulièrement la facturation remplacement IDEL obéissent à des règles juridiques, fiscales et conventionnelles extrêmement précises.

Entre les règles de télétransmission, le calcul de la rétrocession d'honoraires et le suivi des remboursements par la CPAM, les erreurs peuvent vite arriver.

Comment fonctionne le paiement des actes ? Quelles sont les obligations légales de chaque partie ? Comment calculer la rétrocession sans commettre d'impair ? Cet article détaillé passe en revue l'ensemble du processus de la facturation remplacement IDEL pour sécuriser l'activité du titulaire comme celle du remplaçant.

1. Cadre juridique et prérequis du remplacement IDEL

Avant même d'aborder le volet financier, il est essentiel de rappeler qu'un remplacement ne s'improvise pas. La facturation remplacement IDEL ne peut être légale que si les conditions d'exercice du remplaçant sont parfaitement validées par les autorités de santé.

Les conditions d'accès au remplacement

Pour pouvoir effectuer des remplacements et percevoir des rétrocessions, l'infirmier diplômé d'État doit remplir trois conditions majeures :

Le contrat de remplacement : La pièce maîtresse

Le Code de la santé publique (article R.4312-83) rend la rédaction d'un contrat de remplacement écrit obligatoire dès lors que le remplacement dépasse une durée de 24 heures ou s'il s'agit d'une activité répétée.

Ce document est le socle de la facturation remplacement IDEL car il fixe noir sur blanc :

Le contrat signé doit être transmis au CDOI dans un délai maximal d'un mois après sa signature.

2. Comment fonctionne la facturation remplacement IDEL au quotidien ?

La principale spécificité de la facturation remplacement IDEL réside dans le statut même du remplaçant : il n'a pas d'existence propre vis-à-vis des caisses d'assurance maladie pour la tournée qu'il effectue. Ainsi, la règle est la suivante :
- le remplaçant valide l'acte
- le titulaire télétransmet

L'utilisation de la carte CPS du remplaçant

Pendant longtemps, le remplacement nécessitait quasi exclusivement l'utilisation de feuilles de soins papier. Aujourd'hui, le procédé s'est modernisé :

Le recours aux feuilles de soins papier

Dans certains cas (défaut de lecteur portable, logiciel non mis à jour, absence de carte CPS remplaçant disponible à temps), l'infirmier doit utiliser les feuilles de soins papier du titulaire. Pour que la facturation remplacement IDEL soit conforme lors d'un contrôle CPAM :

  1. Le remplaçant doit utiliser la feuille de soins pré-identifiée au nom du titulaire.

  2. Il doit barrer le nom du titulaire.

  3. Il doit inscrire de façon lisible son propre nom, prénom et sa qualité de remplaçant.

  4. Il appose sa propre signature en bas du document.

3. Le mécanisme financier de la rétrocession d'honoraires

Puisque les flux financiers de la CPAM, des mutuelles et des tiers payants arrivent directement sur le compte bancaire professionnel de l'infirmier titulaire, la facturation remplacement IDEL exige une deuxième étape comptable : la rétrocession.

[ Patients / CPAM / Mutuelles ] 
             │
             ▼ (100% des Honoraires encaisssés)
   [ Infirmier Titulaire ]
             │
             ├─► Conservé : Redevance de cabinet (ex: 10% à 15%)
             │
             └─► Reversé : Rétrocession (ex: 85% à 90%) ──► [ Infirmier Remplaçant ]

Le calcul du montant à reverser

La rétrocession correspond au chiffre d'affaires généré par le remplaçant, duquel on déduit la redevance de cabinet (ou frais de mise à disposition du cabinet, du matériel, de la patientèle et des logiciels).

Les aspects fiscaux de la rétrocession

D'un point de vue comptable et fiscal, la rétrocession répond à des règles strictes pour éviter la double imposition :

4. Déléguer sa facturation remplacement IDEL avec Cofidoc

Calculer les rétrocessions, répertorier les ordonnances, pointer les retours NOEMIE de la Sécurité Sociale et traiter les rejets de télétransmission représentent une charge mentale et administrative considérable pour l'infirmier titulaire, particulièrement lorsqu'il rentre de congé.

C'est pour répondre à cette problématique que la solution Cofidoc prend tout son sens pour la gestion de la facturation remplacement IDEL.

Une prise en charge intégrale de A à Z

Si le titulaire choisit de confier son secrétariat et sa facturation à Cofidoc, la gestion de la période de remplacement devient transparente et sans friction :

5. Les pièges à éviter lors de la facturation remplacement IDEL

Pour éviter les litiges entre confrères ou les redressements lors d'un contrôle de la CPAM, voici les erreurs les plus fréquentes à proscrire :

1. Faire télétransmettre le remplaçant sous le nom du titulaire

Certains cabinets prêtent la carte CPS du titulaire au remplaçant pour "simplifier" la télétransmission. Cette pratique est interdite par le Code de la santé publique et la CPAM. Elle constitue une fausse déclaration et peut entraîner un déconventionnement ou une demande de remboursement d'indus.

2. Omettre la retenue de redevance dans le contrat

Si le contrat ne mentionne pas explicitement le pourcentage de retenue pour frais de cabinet, le titulaire doit reverser 100 % des honoraires perçus. La redevance ne peut jamais être appliquée arbitrairement a posteriori.

3. Tarder à verser la rétrocession d'honoraires

Le paiement de la rétrocession doit intervenir dans le délai stipulé dans le contrat (généralement à la fin du mois ou dans les 30 jours suivant la réception du relevé des caisses). Un retard répété peut rompre la relation de confiance et bloquer de futurs remplacements.

En résumé : Les clés d'une facturation réussie

La facturation remplacement IDEL exige une rigueur constante :

  1. Sécuriser le cadre légal (autorisation de l'Ordre, assurances, contrat écrit).

  2. Appliquer scrupuleusement les règles de télétransmission ou de confection des feuilles papier.

  3. Calculer en toute transparence la rétrocession d'honoraires selon les clauses contractuelles.

En s'appuyant sur des partenaires spécialisés comme Cofidoc, les infirmiers libéraux titulaires se libèrent des contraintes administratives complexes. Ils s'assurent ainsi d'une facturation conforme, d'un suivi financier rigoureux et d'une collaboration sereine et pérenne avec leurs remplaçants.

Depuis le 1er janvier 2023, tous les infirmiers diplômés d’État (IDE) et les IDEL (infirmiers diplômés exerçant en libéral), sont désormais soumis à l'obligation de certification périodique. Cette mesure, inscrite dans l'ordonnance n° 2021-961 du 19 juillet 2021, vise à assurer une mise à jour continue des compétences des professionnels de santé, dans un objectif commun : garantir la qualité des soins et la sécurité des patients. Cette certification doit se faire tous les 9 ans pour les professionnels déjà actifs puis tous les 6 ans pour ceux qui commenceront à exercer après le 1er janvier 2023.

Une obligation encadrée par la loi

 

La certification périodique offre désormais aux 7 professions de santé à : chirurgiens-dentistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, médecins, pédicures-podologues, pharmaciens et sages-femmes la possibilité de construire un parcours individuel de formation, adapté à leur pratique et à leurs besoins.

Par ailleurs, l’un des axes majeurs de cette réforme réside dans la prise en compte de la santé du professionnel lui-même. Il est désormais attendu que chaque soignant intègre, dans son parcours de certification, des actions destinées à préserver et suivre sa propre santé, un levier indispensable pour garantir des soins durables et de qualité.

Publiée au Journal officiel, l’ordonnance n° 2021-961 est une réforme structurante du système de santé. Elle concerne à ce jour 7 professions de santé : médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes, infirmiers et auxiliaires médicaux. Elle prévoit que chaque professionnel de santé devra se soumettre à une certification périodique tous les six ans.

Cette certification est distincte du Développement Professionnel Continu (DPC), même si elle peut s’y appuyer. Elle repose sur quatre obligations principales, définies par la loi :

  1. Actualiser ses connaissances et ses compétences

  2. Renforcer la qualité de ses pratiques professionnelles

  3. Améliorer la relation avec les patients

  4. Prendre soin de sa santé pour prévenir les risques professionnels

Qui pilote la certification ?

La supervision nationale de cette démarche est confiée au Conseil national de la certification périodique (CNCP), placé sous l'autorité du ministère de la Santé.

Ce conseil est chargé :

En pratique, pour les IDEL : une démarche structurée sur 6 ans

Pour les infirmiers libéraux, la certification se construit sur une période de six années. Chaque professionnel devra, au cours de ce cycle, valider différentes actions, qui peuvent inclure :

Certification periodique des infirmiers Pourquoi une telle réforme ?

La mise en place de la certification périodique répond à un besoin réel et exprimé par les professionnels eux-mêmes. Selon un rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS), près de 85 % des soignants estiment indispensable de disposer d’un cadre structuré et régulier pour actualiser leurs connaissances. Pourtant, avant la réforme, seuls 60 % déclaraient suivre une formation continue organisée et cohérente.

Cette réforme vient donc combler un écart important entre les attentes et la réalité du terrain. Le contexte évolue rapidement : des progrès médicaux fulgurants, la numérisation des soins, le vieillissement de la population, et la prise en charge de pathologies de plus en plus complexes. Ces transformations exigent des professionnels de santé une capacité constante d’adaptation, tant sur le plan technique que relationnel.

C’est pourquoi il devient essentiel d’instaurer un cadre clair, homogène, et vérifiable permettant à chaque professionnel d’entretenir et valoriser ses compétences tout au long de sa carrière, au service de la qualité et de la sécurité des soins.

Quels enjeux pour les patients et les professionnels ?

Pour les patients, cette réforme est synonyme de confiance. Elle offre la garantie que les soignants sont à jour des dernières recommandations et que les pratiques cliniques sont conformes aux standards actuels.

Pour les infirmiers, la certification périodique est également une valorisation de leur engagement professionnel. Elle permet de faire reconnaître des compétences souvent peu visibles, d’accéder à une meilleure reconnaissance institutionnelle, et potentiellement de faire valoir ces efforts dans les évolutions de carrière ou les discussions conventionnelles.

certification periodique des infirmiers

Comment est pris en charge la certification periodique? 

La certification périodique s’appuie sur des actions de formation existantes, telles que celles proposées dans le cadre du Développement Professionnel Continu (DPC). Les formations DPC, validées dans le cadre de la certification, sont financées par l’Agence nationale du DPC (ANDPC) pour les professionnels de santé libéraux conventionnés et salariés exerçant en centre de santé conventionné.

En complément, d’autres dispositifs de financement peuvent être mobilisés :

FIF-PL pour certaines professions libérales non prises en charge par l’ANDPC. Et parfois, fonds propres si le professionnel choisit des actions non couvertes.

📌 La certification ne crée pas de frais supplémentaires obligatoires pour les soignants, si ceux-ci s’appuient sur les dispositifs de formation existants.

Les démarches à accomplir :

Le dispositif entre progressivement en application. Voici les étapes clés à retenir :

  1. Prendre connaissance de son référentiel métier. Chaque profession dispose d’un référentiel de certification périodique, élaboré par le ministère de la Santé sur proposition de la Haute Autorité de santé (HAS). Ce référentiel précise les types d’actions attendues (formation, pratiques réflexives, santé personnelle, etc.).

  2. Choisir ses actions à répartir sur 6 ans. Le professionnel sélectionne des actions parmi une liste validée, et peut adapter son parcours en fonction de son exercice, ses besoins, et ses priorités.

  3. Justifier les actions réalisées. Des outils numériques seront progressivement mis à disposition pour centraliser la déclaration et le suivi des actions, à travers un portail numérique dédié à la certification (en cours de développement au niveau national).

  4. Être accompagné si besoin. Des organismes de formation agréés, des conseillers en évolution professionnelle, ou les conseils de l’ordre peuvent accompagner les professionnels dans cette démarche.

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Nouvelle nomenclature kiné : ce qu'il faut savoir en 2024

Depuis le 22 février 2024, les kinésithérapeutes ont basculé vers une nouvelle nomenclature, la NGAP. Cette dernière vise à mieux valoriser les actes et à simplifier la facturation. Mais concrètement, qu'est-ce qui change pour les patients et les kinés ? Voici les principaux changements !

Des nouvelles lettres clés

Pour rendre plus descriptive la NGAP, l’avenant 7 apporte 20 nouvelles lettres clés kinés ! Les actes seront classés par parties du corps et certains seront doublés pour préciser s’il s’agit d’une prise en charge post-opératoire ou non.

Une facturation simplifiée

La nouvelle nomenclature est également plus simple à utiliser. En effet, les cotations sont regroupées par catégories et les libellés sont plus clairs. Cela devrait faciliter la facturation pour les kinés et la compréhension pour les patients.

Une revalorisation des actes

La nouvelle nomenclature prévoit une revalorisation des actes de kinésithérapie. Cette revalorisation est progressive et s'étalera sur plusieurs années. En 2024, elle est de 3% en moyenne.

Un impact sur le reste à charge

La revalorisation des actes de kinésithérapie peut avoir un impact sur le reste à charge des patients. En effet, les mutuelles ne sont pas obligées de rembourser la totalité des nouvelles cotations. Il est donc important de se renseigner auprès de sa mutuelle pour connaître le montant du remboursement.

 

Afin de permettre aux professionnels libéraux et aux établissements de santé de s’adapter à cette nouvelle nomenclature mise en place, les anciennes et nouvelles cotations seront acceptées pour les soins en cours. Néanmoins, l'application des nouvelles cotations est demandée pour les nouvelles prises en charge (même si la prescription est antérieure au 22/02/2024) ou en cas de renouvellement.

Retrouvez ici la liste des actes concernés, les détails de la nomenclature ainsi que les informations relatives aux indemnités de déplacement .

Ne vous inquiétez pas, Cofidoc est là pour vous accompagner dans ce changement ! 🫱🏻‍🫲🏼

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